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24.11.2007
Benjamin Constant, un esprit original
1767-1830
La carrière politique de Benjamin Constant (Lausanne 1767, Paris 1830) fut assez chaotique, et à tout le moins assez singulière, puisqu’il fut tour à tour bonapartiste, légitimiste et libéral, ce qui apparemment n’était pas incompatible pour ce qui le concerne.
Il fut aussi un écrivain et un penseur de talent aux multiples facettes : théoricien politique, philosophe, orateur, écrivain, Benjamin Constant était doué d’un caractère original et d’un génie qui ne l’était pas moins. Défenseur passionné des droits de l’individu, sa famille ayant été victime de la révocation de l’Edit de Nantes, de ce fait notamment, il se singularise par la précision de sa pensée dont tous les efforts sont dirigés vers ceux qui, comme lui et à coté de lui, ont lutté pour la liberté politique.
Somme toute, il faut noter de plus, que ses discours, ses écrits réunis par lui dans son ouvrage le "cours de politique constitutionnelle", sa philosophie religieuse, exposée dans un livre à la fois prolixe et profond "De la Religion considérée dans sa source". Quant à ses "formes et son développement", ils sont inspirés du même sentiment comme vous pouvez ou pourrez le constater en parcourant son oeuvre.
Néanmoins, Benjamin Constant est un écrivain qui manque à la fois d’aisance et de précision dans ses écrits. C’est la raison pour laquelle peut-être, et à juste titre que le plus célèbre de ses ouvrages, le roman "d’Adolphe", une autobiographie morale, remarquable en effet, par la finesse de l’analyse psychologique, n'a pas été reconnu par ses pairs comme un pur chef d’œuvre de la littérature française du 19è siècle. Pour autant, Benjamin Constant reste malgré tout un grand écrivain du siècle qui est le sien. C'est pourquoi, il faut espérer qu'il continuera à nous faire vibrer par sa raisonnance.
Marie F.
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19.11.2007
Voltaire et les autres (1694-1778)
Dans l'histoire des lettres Voltaire est incomparable, car il est sans doute le plus génial touche à tout de la littérature. Son esprit était universel. Personne à l'exception de Corneille et Racine ne peut lui être préféré dans la tragédie. Il n'a pas d'égal dans la satire, pas même Boileau. Comme prosateur il est aussi grand que Bossuet, bien qu'il ne lui ressemble en rien. Les narrations de ses ouvrages historiques, quelques uns de ses opuscules philosophiques, et par-dessus tout, ses romans et sa correspondance sont d'inimitables chefs d'oeuvre.
Ses oeuvres sont d'une telle richesse qu'elles en sont presque banalisées. Nonobstant, plus que tout, il faut admettre et lui laisser la gloire suprême d'avoir passionnément aimé l'humanité, et contribué comme personne, à répandre dans le monde quelques uns des principes fondamentaux sur lesquels repose la société moderne qui est aussi la notre aujourd'hui. Il a eu en effet, une influence notable sur l'esprit de la Révolution. Ce qui peut-être mis à son crédit pour obtenir notre pardon s'agissant de sa servilité vis à vis des plus grands, ou la légèreté et les injustices de ces attaques contre les croyances religieuses.
Quel que fut ce grand homme, ce qu'il faut retenir néanmoins, c'est qu'il a su nous toucher en déclarant à la fin de sa vie : " Je meurs en adorant Dieu, en aimant mes amis, en ne haïssant pas mes ennemis, en détestant la superstition".
Marie F.
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13.11.2007
Claude Bernard : la philosophie et la science

Claude Bernard (1813-1878)
Claude Bernard avait coutume de dire que la philosophie et la science doivent être unies sans faire en sorte que l'une domine l'autre. Il disait aussi que leur séparation pourrait être nuisible aux progrès des connaissances humaines. La philosophie, en effet, a tendance à s'élever et à faire remonter la science vers la cause ou la source des choses. La philosophie fait aussi voir à la science qu'en dehors d'elle, il y a des questions qui se posent à l'humanité qu'on n'a pas résolues pour le moment. Cela veut dire que si le lien qui unit les deux se brise, la philosophie s'égare dans des discussions sans fin, tandis que la science de son côté pourrait voguer à l'aventure.
Marie F
10:30 Publié dans Culture générale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.11.2007
Bossuet : un philosophe mal connu
"Cet homme de toutes les sciences et de tous les talents", suivant l'expression de Massillon, n'est resté étranger à aucune des questions qui pouvaient préoccuper un homme de son temps. On a pu l'admirer comme philosophe, comme historien, comme controversiste, mais comme écrivain et comme orateur il ne le cède à personne, pas même à un Démosthène ou un Cicéron.
Voltaire et lui, bien qu'ils soient séparés par de si profondes différences qu'aucune comparaison entre eux ne doit être esquissée, sont peut-être ceux de tous nos prosateurs qui peuvent le mieux donner l'idée du génie et des ressources de notre langue classique.
Marie F.
12:25 Publié dans Culture générale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06.11.2007
A propos de Jean-Jacques Rousseau
Sans vouloir discuter des théories politiques, philosophiques, religieuses, morales et pédagogiques de Rousseau, et sans vouloir exagérer l'importance de son rôle dans l'histoire de la littérature française, il fut profondément différent des écrivains de l'école philosophique.
En effet, il rendit à notre prose l'ampleur oratoire qu'elle semblait avoir perdue, et nul ne le surpasse pour l'agileté de la dialectique et l'âpre concision du trait. Surtout il fut le premier à traduire dans un langage d'une harmonie merveilleusement appropriée, ces vagues et mélancoliques rêveries que la contemplation solitaire de la nature inspirait naturellement à son âme orgueilleuse et blessée, et où tant d'autres, plus tard, devaient à son exemple se complaire. Cela suffit pour certains peut-être à démontrer la folie de Rousseau. Cependant, tel n'est point notre avis.
En tout état de cause, il a fait rêver beaucoup d'entre nous et seule cette idée de lui devrait rester dans nos mémoires.
Marie F.
15:05 Publié dans Culture générale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02.11.2007
Diderot : un esprit éclairé
Denis Diderot (1713-1784)
Puisque ce blog se veut éclectique, je vais rapporter deux mots de Denis Diderot, personnage dont aucune oeuvre ne mérite d'être appelée classique, mais qui a semé les idées originales et neuves avec une incroyable profusion à travers tant d'opuscules étincelants. C'est assurément l'un des esprits les plus brillants, les plus étendus et en même temps les plus profonds que le 18è siècle ait produits.
Non seulement, comme nous le savons, il prit la part la plus active à la rédaction et à la publication de l'Encyclopédie, mais il n'est peut-être pas un ordre de connaissances auquel il n'ait consacré quelqu'un de ses écrits. Les philosophes et les naturalistes modernes retrouvent dans Diderot le germe déjà développé de certaines hypothèses les plus fécondes que les savants du 19è siècle ont répandues dans le monde.
Marie F
07:50 Publié dans Culture générale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note








