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30.12.2007

La liberté : mythe ou réalité

   Baruch Spinoza        Gottfried Wilhelm von Leibniz

      1632-1677                   1646-1716 

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61f7b5df4367bd0b4f31fd01feb05e74.jpg La liberté, si difficile à définir, constitue pour chacun d’entre nous une expérience fondamentale.

Etre libre, cela signifie en premier lieu ne pas être empêché de faire ce que l’on veut, par exemple dire sans crainte ce que l’on pense. En conséquence de quoi, la liberté est conçue comme l’absence de toute contrainte extérieure. Est-ce à dire pour autant que l’homme est libre de toutes contraintes morales ?

Aux sources de nos origines, la liberté est la libre condition de l’homme qui n’est pas esclave ou prisonnier. Ainsi, la liberté est d’abord un statut social et politique garantie pas un ensemble de droits, de devoirs et parce que l’homme est un animal politique vivant nécessairement dans une société donnée.

Ensuite, la liberté a été établie par les philosophes et les théologiens comme étant un comportement individuel purement moral. Certains philosophes en effet, se sont efforcés de penser la liberté indépendamment de toute condition extérieure. Le sage en l’occurrence, parce qu’il a réussi précisément à se détacher de tout ce qui n’est pas en son pouvoir, ne dépend que de lui-même et ne connaît ni la souffrance ni la contrainte. Il a donc choisi d’être indifférent à la souffrance du monde.

En l’espèce, la liberté est alors perçue comme l’état idéal de l’être humain, qui atteint la sérénité par la maîtrise de ses passions et par l’intelligence de la Nature.

Désormais pour toute la philosophie classique et notamment Spinoza et Leibniz, la liberté signifie l’indépendance intérieure et la capacité morale de se déterminer par les seuls conseils de la raison et de l’intelligence non dévoyée par les passions.

Se détacher du monde à l’instar du sage ou de la philosophie classique, revient à dire qu’il faudrait être indifférent à toute souffrance, à celle d’un membre de sa famille, de son voisin, du quidam qui passe ou encore tout simplement du monde. 

Marie F.

 

28.12.2007

L'opinion n'est-elle qu'une simple représentation de l'esprit

 

Le Petit Larousse définit l’opinion comme étant un jugement, un avis émis sur un sujet. Communément, il semble que ce soit la manière de penser la plus répandue dans une société c’est-à-dire celle de la majorité du corps social.

S’agissant de la philosophie, l’opinion est un jugement sans fondement rigoureux dans la mesure où il est défini de façon abusive avec l’apparence d’un savoir.

L’opinion pour ma part, s’accompagne de conviction. On ne saurait, en effet, se forger des opinions sans être convaincu. De plus, si toute opinion entraîne la conviction et cette dernière la persuasion, la persuasion, de son côté, entraîne la raison. Or, l’ignorance est effectivement pourvue de représentation, mais pas de raison.

Pour expliquer ma thèse, deux suppositions sont nécessaires. La première est que l’opinion, initialement conforme à la sensation et perçue comme vraie pour cela, a été modifiée à juste raison (croire par exemple qu’une personne manque de bon sens aujourd’hui du fait de sa maladie mentale passée), mais n’a pas été oubliée, puisqu’elle forme toujours avec la sensation, la représentation fausse.

La seconde supposition est que ce n’est pas l’opinion qui a changé, mais le sujet (le soleil) ou la sensation qu’on en a, et cela à notre insu ; de telle sorte que, vraie au départ, l’opinion est devenue à la fois vraie et fausse à l’arrivée : vraie parce qu’elle s’est maintenue, sans la sensation, et fausse parce que l’objet s’étant modifié, elle forme, avec la sensation nouvelle, le complexe de la représentation !

Pour conclure, en ce qui me concerne, il suffit de prendre conscience des changements qui affectent notre comportement à notre insu et avec raison.

 

Marie

 

20.12.2007

Aristote et sa définition du bonheur

 384-322 av.JC

ffda658efca10ea33330499e612506eb.jpgLa question qui se pose à Aristote est la suivante : quel est pour l’homme, le Souverain Bien, c’est-à-dire ce qui est à rechercher pour soi et non comme moyen en vue d’une autre fin ?

La notion de bonheur est complexe en elle-même. Cependant il semble peut-être aisé de définir le Bonheur comme une aspiration commune à tous. Mais qu’est-ce que le Bonheur ? Dans bonheur, il y a le terme bon qui suggère l’idée d’un bien. Mais de quelle nature est ce bien ? S’agit-il de l’agréable ou du bien moral ? Le bonheur est-il la fin la plus haute que l’homme puisse rechercher, ou bien en est-il d’autres, comme la justice ou encore la liberté notamment, qui le surpasse en valeur ? Le bonheur est-il le Bien suprême ?

La réponse d’Aristote est toute autre. Le bonheur pour lui, consiste dans la réalisation de sa nature, c’est-à-dire dans l’exercice de la vertu. Or, la vertu propre de l’homme, qui est doué de raison, est l’aptitude à la vie raisonnable. Cette vertu est une disposition acquise par l’habitude, ce qui suppose volonté et responsabilité.

D’après Aristote, la vie raisonnable n’est possible que dans la cité. En effet, l’homme étant naturellement fait pour vivre en communauté, est un animal politique et la cité est la forme la plus haute de la vie sociale.

Il est vrai qu'il est bon de croire que le Bonheur est le Bien suprême, mais de quelle nature est ce Bien ? Il s'agit bien entendu du bien moral. En d'autres termes de la Justice c’est-à-dire la juste mesure en toute chose.

Marie F.

 

18.12.2007

Schopenhauer : la Volonté ou le Vouloir-vivre

     1788-1860 

9f05a6dc6cbba9494a7e2ac17403fa34.jpgCommunément, on entend par volonté une qualité de caractère : avoir de la volonté, c’est manifester de la persévérance dans ses choix de vie et de la fermeté dans ses décisions. En d’autres termes, la volonté comme faculté de l’Ame, est la faculté de dire oui ou non, de décider le pour ou le contre. Cette dernière étant absolument simple, indivisible et partant, illimitée : cette faculté est infinie dans la mesure où elle me fait ressembler à Dieu.

Chez Schopenhauer la volonté ou le vouloir-vivre se trouve être la force, pour la plus grande part inconsciente, qui pousse les êtres vivants quels qu’ils soient, à persévérer dans l’existence. Une volonté qui peut-être multiple. Par exemple chez l’individu, le désir sexuel, manifestation du vouloir-vivre, croit y poursuivre tout particulièrement ses propres motivations. En réalité, il faut voir dans ce phénomène une volonté plus profonde, difficilement sondable par la conscience, qui vise essentiellement au maintien de l’espèce vivante à laquelle il appartient.

En revanche, la volonté ou volonté de puissance, notion fondamentale chez Nietzsche désigne l’adhésion à la vie et, par suite, la tendance vitale à s’affirmer toujours davantage. Contre la volonté ou vouloir unique de Schopenhauer, Nietzsche affirme que l’essence même de la volonté est d’être obéie par une autre volonté : la passion de commander (par delà bien et mal, I, §19). Cependant, la définition ci-avant ne doit en aucune façon être confondue avec la recherche de la puissance pour la puissance.

Du reste, Nietzsche admet tout à fait que la volonté de puissance, conçue comme volonté d’être obéie, doit s’exercer d’abord et avant tout, sur soi-même.

Pour ma part, la Volonté, vouloir-vivre ou volonté de puissance se définit comme étant la vie dans toute sa puissance.

Marie F.

 

15.12.2007

Platon : la Vérité, une recherche commune et rationnelle

Platon (427-347)edbe5eda6834440aa00a4a21536685ec.jpg           

L'oeuvre de Platon est constituée de dialogues, exigence philosophique essentielle. Parce que la Vérité, objet d'une recherche commune et rationnelle n'est atteinte que grâce à une dialectique : l'art méthodique de s'interroger et de répondre aux problèmes de société.

La Pensée elle-même, nous dit Platon, n'est somme toute qu'un dialogue intérieur de l'Ame avec elle-même.

Le dialogue en effet, institue entre les hommes un rapport fondé sur la raison et non point sur la violence : le discours rationnel a ses propres lois, communes à tous, et cela va sans dire, préférables à la loi du plus fort.

Nonobstant, Platon oppose le dialogue philosophique fondé sur la recherche commune et sincère de la vérité, au discours des sophistes qui, dans la cité démocratique d'Athènes, n'apprenait qu'à se rendre maître de l'opinion, sans égard aucun, pour la vérité.

Pour ce qui me concerne, la société démocratique d'aujourd'hui n'est en rien différente de la cité d'Athènes. En d'autres termes, deux mille quatre cents ans les séparent, mais rien n'a changé. Pourtant, l'Homme est soi-disant l'animal le plus intelligent de tous les êtres sur terre...

Marie F.

08.12.2007

Socrate : l'Ame et le corps

29327c1bf6128ee39094792e88dc752c.jpgSocrate (470-399)

Selon Socrate, le corps est prisonnier de l'Ame. A juste raison,  nous sommes dans l'impossibilité d'obtenir l'objet de nos désirs, c'est-à-dire la vérité, tant que notre corps et notre Ame sont corruptibles.

Parce que le corps nous oppose mille obstacles, nous sommes dans l'obligation de rechercher constamment son équilibre. Sans cela surviennent quelques troubles et, notamment, les maladies qui empêchent l'objet réel de nos recherches : pourquoi sommes-nous là, sinon pour nous perfectionner et grandir.

D'ailleurs, le corps nous remplit d'amours, de désirs, de craintes, de mille imaginations et  toutes sortes de sottises, de manière à ce que notre Ame soit dans l'incapacité de  nous éclairer. Le corps, en effet, ne nous mène jamais à la sagesse. Car, qui fait naître les luttes, les séditions, les combats et les scissions intempestives ? Ce n'est rien moins que le corps avec toutes ses passions, hélas.

En effet, toutes les guerres ne viennent que du désir d'amasser les richesses, l'honneur ou le pouvoir. Et nous sommes par conséquent forcés d'en amasser à cause du corps, pour servir comme des esclaves, ses besoins.

Marie-F.

04.12.2007

Kant et l'éducation

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Emanuel Kant (1724-1804)

A la lecture de « la religion dans les limites de la raison » Kant déclarait : « ce que l’homme est et peut-être destiné à devenir, au sens moral, bon ou mauvais, il ne le doit qu’à lui-même, maintenant comme autrefois ». Pour ce qui concerne le problème du bien et du mal chez l’homme, c’est peut-être une des réponses à l’éducation.

La question principale qui se pose à nous sera tout particulièrement celle de la génération de l'éducation. En effet, l’idée pédagogique fondamentale de Kant, c’est l’idée selon laquelle l’éducation est absolument nécessaire au développement de l’humanité. Et c’est à juste titre que les hommes ont un tel besoin de liberté, qu’il faut, dès le plus jeune âge,  les accoutumer aux prescriptions de la raison : l’homme ne peut-être autre que ce que fait l’éducation de lui.

« Le grand mystère de la vraie perfection de la nature humaine » ne peut s’exercer qu’à travers une bonne éducation. C’est pourquoi, une telle éducation ne peut-être transmise que de manière universelle, c’est-à-dire au plus grand nombre si bien sûr elle a en vue « le plus grand bien universel ».

« C’est d’une bonne éducation que naît tout le bien dans le monde ». Dès lors, un principe fondamental est établi, à savoir que « l’éducation des enfants ne peut jamais être faite en fonction du niveau présent, mais en fonction du meilleur état éventuellement possible de l’humanité ». En d’autres termes, de l’idée que l’on se fait de l’humanité et de sa destinée universelle.

Marie F.

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