« La liberté : mythe ou réalité | Page d'accueil | Le Désir : le Tonneau des Danaïdes de Platon »
02.01.2008
La Violence : un fait de société
Jean-Jacques Rousseau
1712-1778
La violence rend impossible l’existence d’une communauté humaine paisible et heureuse. Néanmoins, condamner la violence ne supprime pas sa réalité. C’est la raison pour laquelle il faut se poser la question de savoir si la violence n’a pas pour origine un manque de cohérence dans l’organisation de la vie sociale.
L’homme capable de démesure, peut ainsi se laisser aller à la violence et manquer de discernement du fait de ses passions. Peut-on pour autant le condamner ? Cela va sans dire la réponse est négative. Selon Jean Jacques Rousseau l’homme est bon par nature mais c’est la société qui le corrompt.
De fait, l’organisation sociale elle-même peut-être invoquée comme la raison suffisante de la violence parmi les hommes. Si l’homme avait de quoi satisfaire ses besoins, il ne serait pas animé par la volonté de faire le mal. La société en effet, produit des inégalités entre les hommes, qui trouvent dans la violence une manière d’exprimer leur ressentiment contre elle. La violence est assurément engendrée par la société, seul recours pour l’homme de se faire entendre auprès de cette société, qui reste indifférente à sa souffrance.
Pour la philosophie, la violence n’est pas une fatalité. L’homme en effet, est un être doué de raison et peut par conséquent vivre dans un monde de paix, à la seule condition d’effacer les inégalités sociales entre les hommes. Pour se faire, il nous faut penser non seulement le meilleur des régimes politiques, mais aussi voter pour des hommes politiques capables de faire passer l’intérêt général avant l’intérêt particulier. Ces hommes politiques doivent posséder une seule vertu : l’honnêteté.
Marie F.
21:05 Publié dans Culture générale | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note









Commentaires
Rousseau avait -il raison de dire que la conscience est le juge infaillible du bien et du mal? Dans ce cas, pourquoi dit-il que l'homme est bon par nature alors qu'il est capable des pires turpitudes. Parfois la société a bon dos, même si elle participe de la violence en raison des relations qu'elle impose aux hommes.
Ecrit par : Jean-Jacques | 02.01.2008
Les commentaires sont fermés.