« NAPOLEON : le destin d'un grand homme ou le génie sacrifié à des fins non honorables et notamment par jalousie | Page d'accueil | Sur les ESSAIS de Montaigne et sur Montaigne lui-même »

28.02.2008

Le nationalisme ou le genre humain sacrifié à des fins idéologiques

Le concept de nation est une idéologie moderne. En effet, au Moyen Age, le sentiment d’appartenir à une communauté était perçu comme étant celui de la petite société d’un village ou de la communauté dans laquelle on vivait. Après la Renaissance, les Etats se constituent non seulement en tant que Nations et, l’imprimerie y aidant, une forme de pensée et des usages linguistiques communs se forment très lentement mais aussi par ailleurs une conscience nationale.

C’est en définitive au cours du XVIIIème siècle et au sein de l’élite lettrée, que se diffuse le discours de la nation. En France, l’un des plus anciens Etats d’Europe, le maître mot devient la Nation dans la Révolution naissante. La Nation existe avant tout, sa volonté est celle du peuple, elle est à l’origine de tout parce que cette dernière est toujours légale selon l’abbé Sieyès, l’un des théoriciens important de la vie politique de l’époque.

C’est à partir du nationalisme allemand qui résulte de la domination de l’Empereur des Français de l'époque, à savoir Napoléon 1er qui a pour projet de construire une Europe centrée sur la France  et de ce fait, le premier personnage de l’Etat Français est perçu comme un puissant et dangereux conquérant par toutes les autres nations européennes. Le sentiment national prend forme en premier lieu en Espagne, en second lieu en Allemagne, et enfin en troisième lieu dans le reste des nations européennes.

Nonobstant, le napoléonisme se répand dans le monde mettant en péril les monarchies multiethniques, jetant ainsi les bases d’une unité nationale en France. De facto, l’affirmation des nationalités participe de la liquidation des anciens régimes européens au profit non seulement de la Révolution Française de 1789, mais aussi dans d’autres pays.

Dans un autre contexte, la dérive du nationalisme allemand de la seconde guerre mondiale alerte l’opinion publique, mais un peu tard car l’on connaît le désastre qui en a résulté. Mais qui sont les nazis d'aujourd'hui ? Fort heureusement, le nationalisme qui se veut révolutionnaire à l’origine, devient conservateur et de ce fait exclut les minorités malheureusement,  mais intégrant la majorité décidée à prendre part à la sauvegarde de la Nation. En l’occurrence la France d'aujourd’hui concernée par ses origines multiethniques  ne semble pas vouloir se reconnaître dans la Nation qui est la sienne,  de par sa religiosité aussi variée que complémentaire (le christianisme, l'islam et le judaïsme), critère fondamental aussi de l'unité de la Nation française. Enfin, un  autre critère aussi fondamental que le précédent est à ajouter : le critère économique. En effet, le nationalisme devrait pouvoir intégrer aussi l'économique du fait de la mondialisation qui sévit depuis quelques décennies sur notre planète. En d'autres termes, les critères fondamentaux qui sont à retenir aujourd'hui sont :  la langue,  l'histoire, la religion et l'économie d'une Nation unie.

En conclusion, la France d'aujourd'hui  devrait peut-être prendre conscience que l’Unité de la Nation française, qui est fondamentale, non seulement en intégrant tous ces critères, mais aussi en préservant et en reprenant des parts de marchés dans le Monde d'aujourd'hui  où l'argent qui n'est pas roi, reste le seul critère qui ne doit  être pris en considération qu'à sa juste mesure.

Marie F.

 

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