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26.03.2008
La postérité finit toujours par avoir raison
La postérité finit toujours par avoir raison et, dans le cas de Ronsard, c’est plus vrai encore. En effet, après avoir été dédaigné pendant tout le 17è siècle et alors que le 18è l’a ignoré, le 19è l’a réhabilité. En effet l’école romantique, tout éprise qu’elle était du moyen-âge, et malgré les différences qui la séparaient des poètes de la Pléiade, disciples de l’Antiquité, voulut redonner à Ronsard la place qu’il mérite.
En fait, Ronsard fut surtout une victime de Malherbe et Boileau qui trouvaient que ses poèmes, véritables petites pièces aux rythmes libres et variés, manquaient de naturel et de simplicité par comparaison, par exemple, avec Du Bellay aux sentiments plus personnels et plus profonds. Mais quand le talent et le génie se côtoient, ils finissent toujours par triompher malgré la sévérité des critiques de ceux qui en sont moins bien pourvus, et c’était le cas de Malherbe.
Depuis le 19è siècle, la gloire de Pierre Ronsard semble s’être encore accrue, et il ne s’en faut guère pour que de nos jours on replace le poète vendômois au rang qui était le sien au début de sa carrière. A cette époque, Ronsard avait conquis les suffrages de presque tous ses contemporains, et sa gloire ne fit que croître jusqu’à la fin de sa vie, au point que les personnages les plus considérables de son temps se firent ses panégyristes. Il fut notamment distingué par le roi Charles IX, la reine Elisabeth et Marie Stuart, qui tous lui donnèrent des marques de leur bienveillance.
Aujourd’hui, et c’est heureux, il n’y a donc plus de débat sur la qualité de son œuvre. Nous aurions presque tendance à dire en parlant du 16è siècle, « le Siècle de Ronsard ». Certaines parties de ses Hymnes et de ses Discours sont d’une abondance épique ou oratoire vraiment entraînante. Mais rien ne saurait surpasser la grâce de quelques odes légères, de quelques élégies, de quelques sonnets qui sont demeurés ses pièces les plus célèbres. Existe-t-il quelque chose de plus beau dans la poésie que les Amours de Cassandre, les Amours de Marie ou les Sonnets pour Hélène ? Assurément non.
Marie F
10:58 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note









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