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17.04.2008

Condillac ou la noblesse de la philosphie française

 Etienne Bonnot de Condillac

         1715-1780

1068566532.jpgEtienne Bonnot de Condillac (1715-1780), philosophe de la noblesse de robe se destine à une vie religieuse, mais il renonce au sacerdoce pour n’en conserver que le titre. In fine, Condillac se consacre tout particulièrement à la réflexion, à la philosophie mais aussi à la vie mondaine de son époque.

Contre les idées rationalistes de René Descartes (1594-1650), la pensée philosophique de Condillac se compose notamment des idées empiristes de John Locke (1632-1704).

L’apport philosophique de Condillac réside en l’occurrence, dans le rôle fondamental du langage non seulement dans la manière d’exprimer les idées mais aussi dans leur élaboration. Ainsi, les signes du langage sont une construction humaine arbitraire qui assurent la transition des idées directement issues de la sensation aux idées complexes et abstraites de l’entendement et de l’imagination.

Nominaliste, Condillac affirme que le langage sert de fondement à l’organisation du savoir. Quant-à la science, elle se définit par rapport à ce savoir. En effet, le philosophe prétend de facto fournir une analyse complète de la façon dont se construit l’esprit sans présupposer une activité propre et spontanée de l’esprit dont il s’agit.

Marie F.

 

08.04.2008

François Rabelais :un personnage contrasté, mais aussi un grand écrivain

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Né en Touraine on ne sait pas exactement  en quelle année (entre 1483 et 1495), mort en 1553, François Rabelais est souvent considéré comme une grande figure de son siècle. Une partie de sa vie est obscure, on l’a déjà constaté à propos de sa naissance, mais nous savons  qu’entré tôt dans les ordres il se concilia des amitiés et des protections illustres. Nous savons  également qu’ayant beaucoup voyagé, puisqu’on le trouve à Poitiers, Montpellier, Lyon, Paris, Rome, il a aussi beaucoup étudié, amassant une somme considérable de connaissances, exerçant même la médecine avec autorité.

Toutes ces occupations ne l’ont pas empêché de rédiger le grand ouvrage qui le fera passer à la postérité, Pantagruel puis la Vie de Gargantua père de Pantagruel.  L’histoire de ses gigantesques héros n’est pour Rabelais qu’un prétexte lui permettant sous des apparences bouffonnes,  de nous laisser un tableau encyclopédique des connaissances de son temps. Contemporain des prémices de la Renaissance, applaudissant des deux mains à ce réveil de l’esprit humain, Rabelais n’a quand même pas rompu avec les traditions artistiques du moyen-âge, dont il reproduit les conceptions énormes et désordonnées.

L’abondance immodérée, la prodigalité touffue et l’exubérance sont la première marque de son œuvre. Son comique touche au grotesque, pour ne pas dire au grossier et à l’obscène. Son vocabulaire est intarissable comme sa fantaisie, mais a contrario les enseignements qui ressortent de ce roman fleuve sont à la fois justes, sages et prudents. L’œuvre de Rabelais est donc un curieux assemblage de qualités très diverses, pour ne pas dire opposées.

Il est lui-même  considéré comme un être joyeux, mais aussi raisonnable, avec lequel les âmes délicates et généreuses auront toutefois du mal à sympathiser entièrement. Son esprit était ouvert aux plus nobles jouissances, respectueux des vérités de la philosophie et de la religion, mais également aux plaisirs les plus vulgaires, considérant que la sagesse consiste surtout à suivre la nature sans jamais la contrarier.

Marie F.