01.05.2008
Thomas Hobbes et le monstre terrestre : le Léviathan
Thomas Hobbes
1588-1679
Philosophe matérialise-nominaliste anglais, Thomas Hobbes se trouve dans l’obligation de s’exiler en France en 1640. De faits, les guerres civiles en Angleterre opposent le Parlement au Monarchistes et aboutissent à la Révolution de 1648 avec notamment la décapitation du roi Charles 1er.
Pendant son exil qui durera plus de 10 ans, Thomas Hobbes publie le Du citoyen (De cive) et son ouvrage majeur, le Léviathan.
Considéré par ses pairs comme l’un des premiers penseurs de l’Etat moderne, Thomas Hobbes élabore « une théorie rationnelle » du pouvoir dans le Léviathan. Partant de la science morale et politique, le philosophe applique les principes de la physique mécanique à l’étude de l’homme et de la société.
Dans le texte biblique, la puissance terrestre de Léviathan est évoquée pour signifier dans quelle mesure la puissance céleste de Dieu surpasse et domine toute créature, même la plus terrifiante. Le terme Léviathan repris par Hobbes au XVIIè siècle, désigne l’Etat et sa puissance. Il nomme l’Etat Léviathan, non pas ce que ce dernier a d’effrayant, mais au contraire pour en faire un Dieu mortel : l’Etat est Léviathan parce qu’il s’agit d’un "homme artificiel", doué d’une "âme artificielle", en d’autres termes la Souveraineté populaire. L’Etat est Léviathan non seulement parce qu’infiniment plus puissant mais aussi plus raisonnable que les individus livrés à eux-mêmes.
Marie F.
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17.04.2008
Condillac ou la noblesse de la philosphie française
Etienne Bonnot de Condillac
1715-1780
Etienne Bonnot de Condillac (1715-1780), philosophe de la noblesse de robe se destine à une vie religieuse, mais il renonce au sacerdoce pour n’en conserver que le titre. In fine, Condillac se consacre tout particulièrement à la réflexion, à la philosophie mais aussi à la vie mondaine de son époque.
Contre les idées rationalistes de René Descartes (1594-1650), la pensée philosophique de Condillac se compose notamment des idées empiristes de John Locke (1632-1704).
L’apport philosophique de Condillac réside en l’occurrence, dans le rôle fondamental du langage non seulement dans la manière d’exprimer les idées mais aussi dans leur élaboration. Ainsi, les signes du langage sont une construction humaine arbitraire qui assurent la transition des idées directement issues de la sensation aux idées complexes et abstraites de l’entendement et de l’imagination.
Nominaliste, Condillac affirme que le langage sert de fondement à l’organisation du savoir. Quant-à la science, elle se définit par rapport à ce savoir. En effet, le philosophe prétend de facto fournir une analyse complète de la façon dont se construit l’esprit sans présupposer une activité propre et spontanée de l’esprit dont il s’agit.
Marie F.
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30.03.2008
Un personnage hors du commun : Madame de Maintenon
Vous avez dit une dame de lettres ?
« Vous parlez à vos enfants avec une sécheresse, un chagrin, une brusquerie qui vous fermera tous les cœurs ; ils faut qu’elles sentent que vous les aimez, que vous êtes fâchée de leurs fautes pour leur propre intérêt, et que vous êtes pleine d’espérance qu’elles se corrigeront ; il faut les prendre avec adresse, les encourager, les louer, en un mot il faut tout employer, excepté la rudesse ». Voilà quelques phrases que l’on croirait tirées d’un précis d’éducation qui pourrait très bien avoir été écrit récemment, si le style ne venait contredire l’affirmation.
De qui sont ces phrases ? D’une dame qui a marqué son siècle, même s’il est assez difficile de mesurer exactement l’influence qu’elle put exercer sur les affaires politiques et religieuses de son époque. D’une dame douée d’un esprit solide, sinon très élevé, habituée à compter avec les difficultés de la vie dans sa jeunesse, qui a consacré le meilleur de son temps et de ses soins à la fondation et à la direction de cette maison de Saint-Cyr, où devaient être élevées gratuitement deux cent cinquante jeunes filles nobles… et pauvres.
Les demoiselles de Saint-Cyr ont-elles-mêmes conservé ses Entretiens, véritable recueil de conseils s’appuyant sur les souvenirs personnels de l’auteur. Ce dernier a aussi écrit quelques œuvres, notamment ses Conversations et ses Proverbes, sortes de dialogues et de petits drames moraux, et ses Lettres, dont un très grand nombre sont relatives à Saint-Cyr ou à l’éducation des filles.
Ces œuvres ne lui assurent sans doute pas une place parmi nos plus grands écrivains, d’autant qu’ils furent à la fois très nombreux et très brillants durant son siècle, mais elles nous obligent à dire que nul pédagogue ne s’est montré plus libre de tout préjugé systématique ou romanesque. Nul n’a eu plus qu’elle le sentiment de la réalité, et ne s’est plus attaché à fonder toujours sur l’expérience des enseignements plus empreints de modération et de bon sens.
Mais qui était donc ce personnage dont on dirait de nos jours qu’elle fut la première dame de France, terme tellement galvaudé aujourd’hui ? Françoise d’Aubigné, marquise de Maintenon qui, un peu plus d’un an après la mort de la reine Marie-Thérèse, épousa en grand secret Louis XIV.
Marie F.
21:29 Publié dans Culture générale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.02.2008
Le nationalisme ou le genre humain sacrifié à des fins idéologiques
Le concept de nation est une idéologie moderne. En effet, au Moyen Age, le sentiment d’appartenir à une communauté était perçu comme étant celui de la petite société d’un village ou de la communauté dans laquelle on vivait. Après la Renaissance, les Etats se constituent non seulement en tant que Nations et, l’imprimerie y aidant, une forme de pensée et des usages linguistiques communs se forment très lentement mais aussi par ailleurs une conscience nationale.
C’est en définitive au cours du XVIIIème siècle et au sein de l’élite lettrée, que se diffuse le discours de la nation. En France, l’un des plus anciens Etats d’Europe, le maître mot devient la Nation dans la Révolution naissante. La Nation existe avant tout, sa volonté est celle du peuple, elle est à l’origine de tout parce que cette dernière est toujours légale selon l’abbé Sieyès, l’un des théoriciens important de la vie politique de l’époque.
C’est à partir du nationalisme allemand qui résulte de la domination de l’Empereur des Français de l'époque, à savoir Napoléon 1er qui a pour projet de construire une Europe centrée sur la France et de ce fait, le premier personnage de l’Etat Français est perçu comme un puissant et dangereux conquérant par toutes les autres nations européennes. Le sentiment national prend forme en premier lieu en Espagne, en second lieu en Allemagne, et enfin en troisième lieu dans le reste des nations européennes.
Nonobstant, le napoléonisme se répand dans le monde mettant en péril les monarchies multiethniques, jetant ainsi les bases d’une unité nationale en France. De facto, l’affirmation des nationalités participe de la liquidation des anciens régimes européens au profit non seulement de la Révolution Française de 1789, mais aussi dans d’autres pays.
Dans un autre contexte, la dérive du nationalisme allemand de la seconde guerre mondiale alerte l’opinion publique, mais un peu tard car l’on connaît le désastre qui en a résulté. Mais qui sont les nazis d'aujourd'hui ? Fort heureusement, le nationalisme qui se veut révolutionnaire à l’origine, devient conservateur et de ce fait exclut les minorités malheureusement, mais intégrant la majorité décidée à prendre part à la sauvegarde de la Nation. En l’occurrence la France d'aujourd’hui concernée par ses origines multiethniques ne semble pas vouloir se reconnaître dans la Nation qui est la sienne, de par sa religiosité aussi variée que complémentaire (le christianisme, l'islam et le judaïsme), critère fondamental aussi de l'unité de la Nation française. Enfin, un autre critère aussi fondamental que le précédent est à ajouter : le critère économique. En effet, le nationalisme devrait pouvoir intégrer aussi l'économique du fait de la mondialisation qui sévit depuis quelques décennies sur notre planète. En d'autres termes, les critères fondamentaux qui sont à retenir aujourd'hui sont : la langue, l'histoire, la religion et l'économie d'une Nation unie.
En conclusion, la France d'aujourd'hui devrait peut-être prendre conscience que l’Unité de la Nation française, qui est fondamentale, non seulement en intégrant tous ces critères, mais aussi en préservant et en reprenant des parts de marchés dans le Monde d'aujourd'hui où l'argent qui n'est pas roi, reste le seul critère qui ne doit être pris en considération qu'à sa juste mesure.
Marie F.
12:56 Publié dans Culture générale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.02.2008
NAPOLEON : le destin d'un grand homme ou le génie sacrifié à des fins non honorables et notamment par jalousie
Napoléon ou Le Destin d’un Grand Homme de l’Histoire française. Né en 1769 dans la très petite noblesse d’Ajaccio, Bonaparte se retrouve général sous la Révolution française de 1794 à 1799, (alors que ces grades supérieurs sont habituellement réservés à la haute aristocratie française) pour ensuite devenir Premier Consul de 1799 à 1804. Enfin Empereur des français de 1804 à 1814, il meurt en 1821 à Saint-Hélène, déporté par les Anglais en 1815.
Un personnage controversé du fait de ce destin exceptionnel qui continue d’interroger nombre d’historiens mais aussi nombre d’écrivains admirateurs du mythe napoléonien.
Napoléon demeure en effet le personnage le plus controversé de l’histoire française : égocentrique, cynique, méprisant à l’égard du genre humain et n’attire guère la sympathie tel que le décrivent tous les historiens. Néanmoins, ces derniers déclarent qu’il demeure un génie parmi les génies de tous temps et il est difficile de ne pas le reconnaître non seulement sur un plan militaire mais aussi sur un plan politique. Cependant il faut retenir de l’histoire que chaque historien rapporte sa propre vérité toujours plus ou moins nuancée. Ainsi par exemple, certains voient Jules César non pas très beau et d’autres le disent charmant et sans contexte bel homme.
Mais encore lorsque Bonaparte prend le pouvoir en 1799, le régime de la première République est en faillite ou presque. Bonaparte, ne restaure pas l’Ancien Régime, mais instaure une dictature et paradoxalement sauve l’œuvre de la Révolution : les Valeurs Révolutionnaires qui sont encore un pan important jusqu’à nos jours dans l’histoire de France.
Pour conclure, le destin d’un génie quel qu’il soit, homme ou femme demeure toujours une interrogation. Pour ce qui me concerne, ce génie est-il enviable ?
Marie F.
10:40 Publié dans Culture générale | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
12.02.2008
Qu'est ce que l'évolution ?
Henri-Louis Bergson
1859-1941
Dans un sens général, il s’agit d’une évolution continue et lente comportant un certain nombre d’étapes et s’effectuant dans un sens déterminé.
Henri Bergson, philosophe français, en l’occurrence, définit l’évolution comme étant un élan, une puissance génératrice de formes vivantes indéfiniment renouvelée : une évolution créatrice.
S’agissant de la biologie, le processus par lequel, au cours des âges, se succèdent et s’engendrent tout en variant, les espèces animales et végétales.
L’évolution est en tout état de cause à mettre en relation avec la temporalité des choses et des êtres. Parce que l’Univers, dans la mesure où il ne coïncide pas une fois pour toutes avec lui-même, se trouve comme soumis à la contrainte d’être en état de changement permanent.
Cependant, la signification somme toutes commune du terme est biologique. Charles Darwin quant à lui définit l’évolution pour l’essentielle en ces termes : tous les êtres vivants, y compris les êtres pensants, sont le résultat d’une longue série de transformations qui a conduit à la diversification des espèces, par filiation à partir des formes élémentaires.
Cette théorie semble toutefois emporter l’adhésion de nombre de savants. Nonobstant, elle continue de diviser le monde savant à bien des égards.
Marie F.
20:20 Publié dans Culture générale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.02.2008
Kierkegaard : l'angoisse du juste choix
Soren Kierkegaard
1813-1855
Au 19ème siècle, le penseur danois Soren Kierkegaard (1813-1855) rappelle aux hommes l’importance capitale de la vie sur terre, à savoir l’existence en elle-même. Il s’oppose tout particulièrement contre les prétentions systématiques de la philosophie de Hegel (1770-1831). Et c’est parce qu’il est nécessaire de noter, que lorsque l’homme ou la femme s’abandonne aux constructions plus ou moins objectives de la philosophie, et s’imagine penser comme Dieu, il en oublie l’essentiel, que son destin suprême est seulement d’exister.
A toutes spéculations éloignées de l’existence, Kierkegaard oppose la foi chrétienne dans sa vraie signification. Selon le philosophe, la foi ne peut pas rapprocher la femme ou l’homme de Dieu, au contraire elle ne peut que les en éloigner de manière définitive. Kierkegaard nous rend compte de l’épisode de la Bible où Dieu demande à Abraham de sacrifier son fils Isaac. Rien ne peut justifier la décision d’Abraham telle que rapportée.
La question qui se pose à nous en l’occurrence est la suivante : Dieu a-t-il réellement voulu le sacrifice de cet enfant, ou a-t-il voulu simplement éprouver le bon sens d’un père et le mettre face à sa responsabilité de père ? C’est en effet, une interprétation qui semble-t-il n’a pas effleuré un instant l’esprit de cet homme simple qu’était Abraham puisque de fait historique Dieu a épargné le jeune enfant.
En ce qui me concerne, un tel Dieu ne peut exister, car Dieu ne peut exiger un sacrifice aussi cruel, et puisque l'Humanité pense qu'il est à l'origine de toute chose sur Terre et dans l'Univers, il demeure avant tout, un guide spirituel pour ses enfants . Ainsi, un Bon Père eu égard à Dieu, se doit d’abord et avant tout de donner l’exemple à ses enfants, car Dieu ne peut qu’aimer ses enfants pour les avoir façonnés et créés à son image.
Enfin, pour conclure, non pas sur un épisode du Nouveau Testament mais celui de l’Ancien Testament puisqu’il s’agit ici d’invoquer le Dieu d’Abraham, à mon humble avis, le Dieu tout puissant d'Abraham a voulu simplement démontrer à son serviteur, que face au choix crucial, il faut toujours faire le Bon choix en toute conscience.
Marie F.
11:55 Publié dans Culture générale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
31.01.2008
l'Ethique ou le Dogme d'une vie
Georges FW. Hegel
1770-1831
Dans un sens général, l’éthique est synonyme de morale, c’est-à-dire l’art ou la pratique ayant pour fin la vie bonne et heureuse. Dans une autre acception, il s’agit d’une doctrine ayant pour objet la détermination des fins de l’existence humaine. Enfin, l’éthique peut-être aussi la réflexion ou le travail théorique portant sur des questions de mœurs ou de morale.
Aristote quant à lui définit l’éthique comme étant la science pratique ayant pour objet l’action de l’homme en tant qu’être de raison et ayant pour fin la vertu dans la conduite de la vie.
Pour ce qui concerne Hegel, la vie éthique est la réalisation effective de l’idée du bien à travers la volonté mais aussi à travers le monde extérieur dans la mesure où ce dernier est marqué par les œuvres de la volonté, à savoir les mœurs en tant que telles.
S’agissant des philosophes de la Grèce antique, ils expriment l’éthique comme étant un élément étroitement lié aux us et coutumes qui stigmatisent dans une société donnée non seulement les finalités mais aussi les valeurs inhérentes aux actions humaines. Ainsi mœurs et coutumes deviennent chez l’être humain une seconde nature sous forme de dispositions constantes.
Pour conclure, l’éthique signifie à juste raison l’existence de chacun d’entre nous dans un monde donné. En d’autres termes, la vie qui nous est octroyée pour une fin déterminée, celle de s’épanouir à travers sa propre définition du Bonheur car seule en vérité l’action de chacun d’entre nous mais uniquement à titre individuel peut nous conduire à clarifier les éléments qui nous sont fournis à travers les mots qui sont la Science de la vie effective.
Marie F.
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18.01.2008
La consommation est une bouche béante dans l'Univers qui ne doit pas être exploitable à des fins méprisables
Le fait de révéler au consommateur que les besoins doivent être créés grâce à la brutalité publicitaire des média, ne doit plus être une vertu interprétée comme la possibilité de comprendre que la culture universitaire se croit être en possession de la grande vérité, parce que les publicitaires exploitent ce qu’ils supposent être une ressource de revenus inépuisable de l’Humanité. L’Humanité est en effet loin d’être une bête de somme que l’on peut soustraire à la réalité fictive des consommateurs de l'univers, comme il est coutume de le faire à tous bout de champs dans tous les domaines possibles d'imaginer. Les publicitaires ne sont pas en l’occurrence, les maîtres en ce domaine, car en vérité ils ne font qu’exploiter ce qu’ils pensent être le fond inépuisable de la misère humaine.
Outre le débat des publicitaires en matière publicitaire et s'agissant du bon sens et de la raison humaine, il faut pourtant croire que tout est possible lorsque la volonté s'y prête un tant soit peu. Car si les Français pensent qu’ils ont une bonne opinion d'eux-mêmes, ils doivent aussi savoir que l’immensité culturelle du Savoir universel se trouve être en réalité tout le savoir qu’ils possèdent en eux. C'est pourquoi, ce savoir qui est le leur, ne doit pas être à la disposition uniquement du monde qui est celui de la terre mais aussi dans tous les univers.
C’est la raison pour laquelle, il faut savoir que la pensée est une denrée rare qu'il faut cultiver comme il est aisé de cultiver sa mémoire. Mais, il est une chose que l'humanité est en droit aussi de ne pas surseoir, c’est que la pensée est non seulement un élément précieux de la Culture universelle mais aussi une volonté de l’esprit humain sur Terre. Il est donc possible de concevoir universellement, non pas la pensée comme une denrée rare, uniquement à la portée des universitaires mais aussi à la portée de TOUS les Etres de toutes les Terres de l'Univers.
MARIE F.
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07.01.2008
Le Désir : le Tonneau des Danaïdes de Platon
Epicure
341-270 av. JC
La philosophie classique a souvent considéré le désir comme une problèmatique sans doute par sa nature contradictoire ou somme toute ambiguë. Et c’est parce que le désir est à la recherche d’un objet que l'agent veut satisfaire, qu'il est donc accompagné d’une souffrance, sentiment de frustration, et représente à tout le moins, un manque, une privation.
En effet, le désir à peine assouvi semble renaître aussitôt, refusant ainsi toute satisfaction. Ainsi le désir entretient une relation ambivalente avec l’objet tant convoité : le désir veut à la fois être satisfait et ne veut pas être satisfait. Il lui semble effectivement, que tout va s’arrêter dès l’instant où l’objet tant voulu est obtenu. Le sujet en manque pense qu’il en va de son avenir, et c’est pourquoi, il est toujours à la recherche de l’objet désiré du moment. La problématique reste toutefois insoluble dans la mesure où le désir de l'agent, est la volonté de vivre à travers quelque objet, élément de sa convoitise. C’est la raison pour laquelle, il faut examiner à mon avis le seul point fondamental , à savoir le désir confronté à la sagesse.
Le désir pour ma part, est tel qu’il ne peut-être comblé à l’instar du tonneau percé des danaïdes de Platon, toujours vide, impossible à remplir. Dans ces conditions, l'agent n’est-il pas toujours condamné à désirer, c’est-à-dire à vouloir sans cesse à l'infini et en conséquence, à demeurer dans l’agitation.
A cette question, deux écoles célébrissimes, le stoïcisme et l’épicurisme ont cherché à résoudre cette difficulté en proposant la morale du renoncement et ou, en tout état de cause la Justice, et voient dans l’usage réglé des désirs, la condition sine qua non du bonheur.
S'agissant de l'analyse ci-dessus exposée, il faut en conclure que le désir doit avant tout être une volonté morale sans faille, à savoir la mesure en toute chose.
Marie F.
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